Une « trithérapie
génique prometteuse » pour traiter
la maladie de Parkinson.

C’est une première mondiale, un
nouveau traitement de la maladie de
Parkinson, cette maladie due à la
dégénérescence des neurones qui
produisent la dopamine.
Une équipe de chercheurs et de
neurochirurgiens français et anglais
a réussi à amener dans le cerveau de
singes, puis de malades, les gènes
nécessaires à la fabrication de
cette dopamine.
Les chercheurs ont utilisé un
virus dont le contenu génétique a été
remplacé par les trois gènes à
l’origine de la fabrication de la
dopamine, substance qui intervient
dans le contrôle des mouvements.
Ce virus a été injecté dans
le cerveau de singes parkinsoniens. Les
résultats obtenus chez le primate
sont spectaculaires et durables »,
selon des travaux menés par Béchir
Jarraya et Stéphane Palfi,
neurologues à l’hôpital
Henri-Mondor de Créteil, chercheurs
CEA/Inserm, et publiés dans Science
Translational Medicine.
Le Dr Jarraya indique qu’« après
un délai de 4 à 6 semaines, les
animaux traités ont eu une amélioration
de 80% de leur motricité. Ce résultat
est resté stable pendant les 12 mois
de l’expérience ».
Ila ont remarqué que « contrairement
à la L Dopa, la thérapie génique
n’a pas entraîné de mouvements
anormaux, ni d’ailleurs d’autres
effets secondaires ».
Après trois ans et demi, l'effet se
poursuit.
Ces résultats
encourageants ont conduit les
chercheurs à lancer, il y a dix-huit
mois, un premier essai clinique sur
six personnes atteintes de la maladie.
Les résultats préliminaires sont
positifs chez ces patients : il
n’y a eu aucun problème dû au
transfert de gènes ou à
l’intervention chirurgicale et, ce
qui est très prometteur, tous ont vu
leur état s’améliorer.
Les essais vont se poursuivre pour déterminer
la dose optimale. Si ces premiers résultats
se confirment, on peut espérer
l’arrivée de ce nouveau traitement
d’ici quatre à cinq ans