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[27 mars 2008
Les particules fines des moteurs
diesel étaient déjà connues pour favoriser
la survenue et/ou l’exacerbation de
maladies respiratoires.
Une nouvelle étude les accuse de
perturber l’activité cérébrale. Et
ceci, même à des doses modérées.
Dix volontaires ont participé à un
travail pour le moins original. En effet
la moitié d’entre eux devait rester
pendant une heure dans une pièce où la
concentration en particules fines équivalait
à celle observée en milieu urbain.
Quant aux autres participants, ils
avaient tout simplement la chance de
respirer un air pur.
L’équipe du Pr Paul Borm, de l’Université
de Zuyd aux Pays-Bas, a mesuré
l’activité cérébrale de
l’ensemble de ces sujets avant,
pendant et après l’expérience. A
peine une demie heure après cette dernière,
le cerveau des membres du groupe exposé
aux particules fines était en quelque
sorte touché. « Nous avons
observé un changement dans le cortex cérébral,
induisant une réponse au stress
oxydatif provoqué par l’inhalation
des particules fines de diesel »,
souligne Borm. En clair le diesel
provoque un stress cérébral !
Rappelons qu’en France, 65% des
automobiles fonctionnent avec un moteur
au diesel.
Source : Particle and Toxicology,
10 mars 2008
Article
"Ce diesel si meurtrier..."
du 24 mai 2006
Le
dioxyde d’azote présent dans
l’air tue. Principal accusé :
le diesel. C’est la conclusion
d’une vaste étude européenne menée
auprès de 60 millions d’individus !
Le coeur et les poumons sont en fait
les deux organes les plus vulnérables.
De
la Scandinavie à la Turquie, les
auteurs se sont intéressés à la
pollution atmosphérique de 34 grandes
villes. Leurs résultats sont extrêmement
préoccupants. Chaque fois que la
teneur de l’air en dioxyde d’azote
-les fameuses particules fines- croît
de 10 microgrammes par mètre cube, le
taux de mortalité augmente à court
terme de 0,30%. Cette étude confirme
donc plusieurs autres travaux réalisés
sur ce sujet.
Les
personnes âgées sont particulièrement
fragilisées par cette pollution.
"La plupart souffrent déjà
de troubles respiratoires ou
d’autres maladies, qui les rendent
plus sensibles", souligne
l’auteur. Lequel part en guerre
contre les automobiles qui disposent
d’un moteur diesel. "Nous
devrions mieux contrôler la qualité
du diesel et l’entretien des véhicules.
Nous devrions aussi réduire leur
utilisation. Même dans les meilleures
conditions de contrôle et de qualité,
ils émettent toujours 40% de
particules fines polluantes de plus
que les autres moteurs".
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L’étude
de la Mayo Clinic révèle que le médicament de
traitement de la Maladie de Parkinson peut être
efficace chez les patients cancéreux
Une étude sur la
souris révèle que la dopamine bloque les vaisseaux
sanguins qui alimentent la tumeur.
ROCHESTER, Minn. -- Une
étude publiée dans l’édition en ligne du 31 mars de
The Journal of Clinical Investigation révèle que la
dopamine, un médicament actuellement utilisé pour
traiter la Maladie de Parkinson et d'autres maladies,
peut également être efficace chez les patients
cancéreux. Cette étude, menée sur des souris et des
modèles de laboratoire, révèle que la dopamine peut
être à même d'éviter le développement de nouveaux
vaisseaux sanguins et, en conséquence, de ralentir l’
progression du cancer.
La dopamine est un neurotransmetteur du cerveau qui
régule les mouvements et affecte le comportement. Sous
sa forme synthétique, la dopamine sert à traiter les
victimes d’attaques cardiaque, les patients atteints
de la Maladie de Parkinson et de tumeurs pituitaires.
Mais on ne savait pas jusqu'à maintenant que la
dopamine bloquait le développement de nouveaux
vaisseaux sanguins (processus appelé angiogénèse).
« Les chercheurs peuvent désormais éprouver
ce concept sur les tumeurs solides dans lesquelles l’angiogénèse
joue un rôle majeur en termes de croissance et de
progression » indique Sujit Basu, M.D., Ph.D.,
scientifique de la Mayo Clinic qui a réalisé cette
étude avec Partha Sarathi Dasgupta, Ph.D., scientifique
du Chittaranjan National Cancer Institute (CNCI) de
Calcutta, en Inde, et Debanjan Chakroborty, Ph.D.,
chercheur postdoctoral en biochimie à la Mayo Clinic et
au CNCI.
« Les nouveaux médicaments n’apportent parfois
pas la réponse. Nous avons plutôt recherché une
nouvelle utilisation pour un produit existant et avons
obtenu des résultats très prometteurs, »
précise le Docteur Basu.
Cette étude n’a pas été reproduite sur l’homme
mais les résultats sont encourageants, a-t-il ajouté.
Le Docteur Basu étudie le rôle de la dopamine dans le
cancer depuis des années et la découverte initiale du
fait que la dopamine peut bloquer le développement de
nouveaux vaisseaux sanguins lui a été attribuée. Son
étude actuelle est menée sur le sarcome – tumeur ...
maligne des tissus mous -- chez la souris et les
modèles de laboratoire. Cette étude est la première
à établir que la dopamine joue un rôle dans
l’utilisation des cellules endothéliales
progénitrices dans le cancer qui fournissent une ligne
d'approvisionnement en sang nourricier, déclare le
Docteur Basu. Ces cellules, forme de cellules souches,
sont libérées par la moëlle osseuse dans le système
sanguin en réponse au facteur A de croissance
endothéliale vasculaire (VEGF-A), qui est une protéine
sécrétée par les cellules cancéreuses privées
d’oxygène. Les cellules endothéliales progénitrices
peuvent contribuer à la formation de nouveaux vaisseaux
sanguins destinées à alimenter le cancer.
Les chercheurs ont découvert que la dopamine
interrompt le transfert des cellules endothéliales
progénitrices de la moëlle osseuse vers le système
sanguin en liant un récepteur spécifique à la surface
des cellules progénitrices. Cette liaison supprime
l’activité de la matrice métallopeptidase 9 (MMP-9),
une enzyme permettant à ces cellules de sortir de la
moëlle osseuse.
Dans le cadre de leurs expérimentations, ils ont
constaté que le traitement à la dopamine réduisait
considérablement la mobilité des cellules
progénitrices au départ de la moëlle osseuse et
qu’elle réduisait également l’expression de la
MMP-9.
« C’est la première fois que l’on observe
qu’un important neurotransmetteur comme la dopamine
régule la mobilité de ces cellules progénitrices au
départ de la moëlle osseuse. Cette observation est
très importante et illustre la raison pour laquelle ces
conclusions sont si exceptionnelles," explique le
Docteur Basu.
Parmi les autres auteurs : Chandrani Sarkar,
Ph.D., au CNCI et à la Mayo Clinic ; Uttio Roy
Chowdhury, Ph.D., et Rathindranath Baral, Ph.D., tous
deux appartenant au CNCI.
Article écrit le 2008-03-27 par © Copyright
InformationHospitaliere.com
Source: Mayo Clinic - "EurekAlert!, a service of
AAAS" - InformationHospitaliere.com
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