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  Comparaison des effets de la stimulation pallidale interne et du noyau subthalamique...!
 

La stimulation

 

 Comparaison des effets de la stimulation pallidale interne et du noyau
     subthalamique dans la maladie de Parkinson

Par Jing Xie-Brustolin (Hôpital Neurologique, Lyon)
Article commenté :
Pallidal vs subthalamic nucleus deep brain stimulation in Parkinson disease.
Anderson VC, Burchiel KJ, Hogarth P, Favre J, Hammerstad JP.
Arch Neurol. 2005; 62:554-560.

La stimulation cérébrale profonde pallidale interne (Gpi) et du noyau subthalamique (NST) est une stratégie chirurgicale efficace et réversible, acceptée par de très nombreuses équipes dans le traitement de la maladie de Parkinson évoluée. Dans la littérature, la stimulation du NST est considérée comme la cible la plus utilisée pour les parkinsoniens sévères. En revanche, les études comparatives de ces deux cibles de la stimulation sont limitées. Il existe une seule étude randomisée d'une équipe américaine en double aveugle, qui compare l'effet de la stimulation Gpi et celle du noyau NST chez 10 patients parkinsoniens. Le résultat ne montre pas de différence d'efficacité clinique pour les deux groupes de stimulation avec un suivi à 12 mois.

Dans cette publication récente, ces mêmes auteurs ont essayé d'étendre leur première étude randomisée, en double aveugle, en analysant l'effet de la stimulation Gpi et celle du NST en 4 conditions thérapeutiques (baseline, stimulation seule, lévodopa seule, stimulation + lévodopa) chez 23 patients parkinsoniens.

Les 23 patients répondant aux critères d'inclusion ont été randomisés dans l'étude. Il n'existe pas de différences significatives dans ces deux groupes de stimulation pour l'âge (groupe Gpi: 54 ans, groupe NST : 61 ans), la durée de la maladie (groupe Gpi : 10,3 ans, groupe NST : 15,6 ans) et le score moteur de l'échelle UPDRS (groupe Gpi : UPDRS III off/on : 51/22, groupe NST : UPDRS III off/on : 49/20). 20 patients (10 dans le groupe Gpi et 10 dans le groupe NST) ont terminé l'étude avec des évaluations cliniques en double aveugle, en préopératoire, à 3, 6 et 12 mois après la chirurgie. Le résultat ne montre pas de différence d’efficacité clinique pour les deux groupes de stimulation avec un suivi à 12 mois. 
Dans cette publication récente, ces mêmes auteurs ont essayé d’étendre leur première étude randomisée, en double aveugle, en analysant l’effet de la stimulation Gpi et celle du NST en 4 conditions thérapeutiques (baseline, stimulation seule, lévodopa seule, stimulation + lévodopa) chez 23 patients parkinsoniens.

Les 23 patients répondant aux critères d’inclusion ont été randomisés dans l’étude. Il n’existe pas de différences significatives dans ces deux groupes de stimulation pour l’âge (groupe Gpi: 54 ans, groupe NST : 61 ans), la durée de la maladie (groupe Gpi : 10,3 ans, groupe NST : 15,6 ans) et le score moteur de l’échelle UPDRS (groupe Gpi : UPDRS III off/on : 51/22, groupe NST : UPDRS III off/on : 49/20). 20 patients (10 dans le groupe Gpi et 10 dans le groupe NST) ont terminé l’étude avec des évaluations cliniques en double aveugle, en préopératoire, à 3, 6 et 12 mois après la chirurgie.

Le résultat à 12 mois montre que la stimulation Gpi et celle du NST améliore les symptômes moteurs parkinsoniens de respectivement 39% et 48% en condition de stimulation seule. La différence n’est pas significative. La stimulation du NST améliore plus la bradykinésie et probablement les signes axiaux de façon non significative par rapport à la stimulation Gpi. La stimulation du NST permet de réduire la dose de la lévodopa à 38% alors qu’elle n’est réduite que de 3% dans le groupe Gpi. Les dyskinésies sont significativement réduites dans les deux groupes à 12 mois après la stimulation.

En ce qui concerne les complications chirurgicales, il n’y a pas de différences dans les deux groupes. Néanmoins, il est intéressant de signaler que pendant la période péri-opératoire, 3 patients du groupe NST ont présenté un syndrome délirant modéré qui a duré quelques jours. Deux patients ont eu des crises d’anxiété transitoires et des hallucinations qui ont disparu après la réduction de la lévodopa. Deux patients ont présenté des troubles cognitifs qui persistent pour l’un des deux. Aucun trouble cognitif et de l’humeur n’a été retrouvé dans le groupe Gpi pendant cette période.

En conclusion, cette étude ne montre pas de supériorité évidente de la stimulation du NST par rapport à la stimulation Gpi dans le traitement de la maladie de Parkinson évoluée. Mais, les sujets de cette étude ne sont pas assez nombreux pour produire une diféfrence statistique fiable. C’est là la limite de cette étude. Néanmoins, celle-ci suggère que les troubles cognitifs et comportementaux sont plus fréquents dans le groupe NST que dans le groupe Gpi après l’implantation des électrodes. Donc, il est probablement prématuré d’exclure la stimulation Gpi dans le traitement de la maladie de Parkinson à un stade avancé.


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