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 Les antidépresseurs donnent naissance à de nouveaux neurones.

Encore mal cerné, le mécanisme d’action des antidépresseurs lève une partie de son voile. Il se pourrait qu’ils agissent en stimulant la fabrication de nouveaux neurones. Une piste très intéressante, à confirmer chez l’homme.
Les antidépresseurs donnent naissance à des neurones…
Considérablement prescrits depuis de nombreuses années, les antidépresseurs, dont le plus connu est le Prozac, n’ont pas encore livré tous leurs secrets, et notamment leurs modes d’action. Les résultats d’une étude américaine viennent cependant d’ouvrir une brèche et par conséquent une nouvelle voie de recherche à concrétiser chez l’homme, puisque ce premier essai a été mené sur des souris.
Les effets des antidépresseurs dits sérotoninergiques, ou inhibiteurs spécifiques de la recapture de sérotonine (ISRS), sur la fabrication de nouveaux neurones ont été étudiés dans l’hippocampe, une région cérébrale bien connue pour être impliquée dans la dépression.
Les auteurs constatent que la prise de ces substances stimule la neurogénèse spécifiquement dans cette partie du cerveau. Inversement, lorsque cette région est soumise à des rayons X afin d’empêcher la neurogénèse, les antidépresseurs ne sont plus efficaces pour traiter l’anxiété des rongeurs.
L’efficacité des antidépresseurs, et donc les changements d’humeur observés chez les patients traités, pourraient ainsi être directement liés à la création de nouveaux neurones. Cette conclusion expliquerait également pourquoi ces médicaments n’agissent pas immédiatement, mais seulement au bout de quelques semaines.

27/08/2003
Dr Philippe Presles

 Un antihypertenseur contre la maladie de Parkinson?.

Une nouvelle piste thérapeutique
Jean-Michel Bader
Publié le 12 juin 2007


Un médicament banal de l'hypertension pourrait ralentir la progression de la maladie.

LE PR JAMES SURMEIER, qui exerce à la Northwestern University de Chicago, est depuis plusieurs années le champion d'une nouvelle théorie qui expliquerait complètement comment les neurones meurent dans le cerveau des malades parkinsoniens, et surtout comment empêcher cette progression. Il a publié dimanche, dans Nature, un article qui fait le point sur cette étrange maladie. Depuis un demi-siècle, on sait que les neurones producteurs de dopamine (un neurotransmetteur) dans une zone profonde de la substance noire, au milieu du cerveau, meurent progressivement. C'est le manque en dopamine qui est responsable des symptômes moteurs dont les malades sont victimes. Mais pourquoi ces neurones meurent-ils ? On a accusé les mitochondries (ces usines de la respiration des cellules), l'accumulation des radicaux libres, les gènes. Mais les études génétiques des formes familiales de la maladie n'ont pas permis de trouver des mutations génétiques dans les cellules à dopamine touchées par la maladie commune. La perte de la dopamine n'étant qu'un symptôme de la maladie des neurones dopaminergiques, quel en est donc le secret mécanisme ?

D'autres canaux ioniques

Travaillant chez la souris, James Surmeier, qui avait précédemment établi que la production de dopamine par les neu- rones se fait grâce à un « pacemaker » autonome, a d'abord dé- montré que cette activité est contrôlée par des canaux ioniques spécifiques dans la membrane. Ceux-ci contrôlent l'en- trée et la sortie de l'ion Calcium. Or, un des facteurs importants de la mort cellulaire de ces neurones c'est justement l'irruption massive de calcium intracellulaire, qui étouffe peu à peu la cellule en arrêtant la production de protéines. C'est un cercle vicieux : le pacemaker cellulaire a besoin de calcium pour fonctionner, mais trop de calcium finit par stopper le pacemaker.

Et si, s'est demandé James Surmeier, on parvenait à faire fonctionner la cellule grâce à d'autres canaux ioniques, qui règlent l'en-trée du sodium ? Sur des coupes de cerveau de souris maintenues en survie, l'équipe de Chicago a fait agir un agent qui bloque spécifiquement les canaux calciques (de l'israpidine), tout en mesurant l'activité électrique des neurones. Au bout de 30 minutes de ce traitement, les neurones dopaminergiques sont réduits au silence électrique complet.

Mais, stupéfaction : environ une heure après ce blocage, des pics d'activité électrique autonome, irréguliers, sont détectés dans plusieurs neurones. Et après plusieurs heures, presque tous les neurones ont retrouvé une activité « pacemaker » normale tant en fréquence qu'en régularité. Sauf que ce sont désormais les pompes à sodium et non plus les canaux calciques qui sont à l'origine de cette activité électrique. « C'est un exemple fascinant de plasticité » du vivant, écrit James Surmeier.

Poursuivant son investigation, le chercheur a ensuite soumis les tranches de cerveau à un pesticide, la rotenone, qui provoque expérimentalement la mort des neurones du Parkinson. Mais il avait « protégé » préalablement les spécimens avec l'agent anticalcique qui les « rajeunit ». Avec des résultats très encourageants. Un essai clinique humain avec ce banal antihypertenseur devrait bientôt démarrer aux États-Unis sur 100 parkinsoniens.

                                            
Suite autres texte de l'isradipine

20 juin 2007

Des chercheurs américains ont mis au jour les vertus inattendues d’un médicament contre l’hypertension artérielle. L’isradipine en effet, serait capable de ralentir voire d’arrêter la progression de la maladie de Parkinson. Rien moins que cela…

James Surmeier et ses collègues, de la Northwestern University à Evanston, ont travaillé sur la souris. Dans la revue Nature, ils montrent que l’isradipine exercerait un effet bénéfique sur les cellules à dopamine, dont le déficit est à l’origine de la maladie de Parkinson.

Comme le souligne l’auteur, « notre espoir est que ce traitement protège les neurones dopaminergiques. Et qu’en le prenant suffisamment tôt, les patients à risque ne développent pas la maladie ». Une perspective encore éloignée, dans la mesure où il reste à passer le cap des essais cliniques…

               Fiche descriptive abrégée du médicament : ICAZ 2,5mg gél LP

                               Laboratoire : DAIICHI SANKYO France SAS

Forme : gélule à libération prolongée

              isradipine - par gél - 2,5 mg
Excipients : silice colloïdale, magnésium stéarate, palmitate de cétyle, cellulose microcristalline, hypromellose, fer jaune oxyde, titane dioxyde, gélatine, jaune de quinoléine, indigotine.

Classement pharmaco-thérapeutique VIDAL : 
    Antihypertenseur : inhibiteur calcique (Isradipine)

Liste I 
          
          AMM : 3334078
            ICAZ 2,5mg gél LP : Plaq/30
            Remboursé à 65 %, Agréé aux collectivités

            AMM : 3739378
            ICAZ 2,5mg gél LP : Plq/90
            Remboursé à 65 %, Agréé aux collectivités

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