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Une nouvelle compréhension de la maladie de Parkinson


Des chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue Neuron, ont identifié les mécanismes qui causent la mort des cellules nerveuses (neurones) dans la maladie de Parkinson. 
Eugene Mosharov et David Sulzer de l'Université Columbia (États-Unis) ont montré que l'action combinée de trois molécules - la dopamine (qui est un neurotransmetteur), le canal calcique (1) et la protéine alpha-synucléine - cause la mort des cellules nerveuses. Cette découverte, considèrent-ils, ouvre la porte à plusieurs voies de traitement possibles.

Les symptômes de la maladie de Parkinson, tels que les tremblements et les difficultés de motricité, sont attribués à une perte de neurones dans la région du cerveau appelée locus niger (aussi appelé substance noire).

Les neurones meurent parce que les canaux calciques causent une augmentation de dopamine dans la cellule; l'excès de dopamine réagit avec les protéines alpha- synucléines pour former des amas inactifs qui diminuent la capacité de la cellule de se débarrasser des déchets toxiques qui s'accumulent avec le temps. Les déchets finissent par tuer la cellule.

La cellule peut survivre si un seul de ces facteurs manque, ont observé les chercheurs. Il serait ainsi possible d'arrêter la maladie en interférant avec un seul d'entre eux.

Par exemple, un médicament, déjà en cours d'essai clinique, qui bloque le canal calcique pourrait ralentir ou arrêter la progression de la maladie, ce qu'aucun médicament actuel ne fait.

L'étude montre que la localisation de la dopamine à l'intérieur de la cellule détermine sa toxicité. La plus grande partie de la dopamine est contenue dans des vésicules qui sont acheminées à l'extrémité de la cellule où la dopamine est libérée à l'extérieur de la cellule. Les symptômes de la maladie se produisent lorsque la quantité de dopamine libérée diminue. Le médicament L-DOPA, actuellement couramment utilisé pour le traitement de la maladie, améliore les symptômes en augmentant la dopamine libérée par les cellules. Tant que la dopamine est contenue dans les vésicules avant d'être libérée, elle n'est pas toxique. Mais lorsqu'elle se trouve dans la cellule, à l'extérieur des vésicules, elle est toxique, ont découvert les chercheurs.

Un traitement pourrait consister à pousser plus de dopamine à l'intérieur des vésicules, dit Dr. Mosharov. "Ce serait un traitement magique", dit-il. "Non seulement cela empêcherait-il la mort des cellules et la maladie de progresser mais cela améliorerait les symptômes en fournissant plus de dopamine aux neurones pour être libérée". Drs. Sulzer et Mosharov travaillent actuellement à développer une thérapie génique qui pourrait remplir cet objectif, mais il faudra plusieurs années avant que des essais cliniques deviennent éventuellement possibles, disent-ils.


(1)Il s'agit d'une protéine qui permet le transport du calcium à travers la membrane de la cellule.

Publé le 30 avril 2009 
Psychomédia avec source: Science Daily

Avancée dans le domaine des cellules nerveuses artificielles


Suède - Les équipes des départements de physiologie des universités de Stockholm et de Linköping ont réussi à créer la première cellule nerveuse artificielle capable de communiquer avec les cellules nerveuses d’un homme.

La stimulation électrique est utilisée depuis longtemps pour activer des signaux nerveux. Les implants cochléaires (implants installés par chirurgie dans l'oreille interne, ndlr) en sont un exemple. Cette méthode, si elle active les cellules proches de l'implant, offre pourtant un résultat très moyen. L’incapacité à reconnaître les différents types de cellules en serait la cause.

La cellule artificielle est constituée d’électrodes insérées dans un plastique conducteur. Ce nouveau type d’électrode est capable de libérer avec précision les mêmes neurotransmetteurs que ceux utilisés par les cellules nerveuses pour communiquer entre elles. Les tests réalisés sur des cochons d' inde ont montré que l’électrode pouvait contrôler la fonction auditive.

Pour le Dr Richter-Dahlfors, de l’Institut Karolinska, "la possibilité d’administrer la dose exacte de neurotransmetteurs ouvre de nouvelles perspectives pour corriger les systèmes de signalisation qui sont déficients dans plusieurs maladies neurologiques."

Les chercheurs doivent désormais mettre au point un appareil suffisamment petit pour être implanté dans le corps. L’appareil pourra être programmé pour délivrer les signaux de façon souple, selon les besoins du patient et sans perturber son fonctionnement physiologique. Cette nouvelle technologie pourrait aider les personnes souffrant de la maladie de Parkinson, d’épilepsie ou de pertes d’audition.

Paru le 2009-08-09

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