La stimulation électrique est utilisée depuis
longtemps pour activer des signaux nerveux. Les implants
cochléaires (implants installés par chirurgie
dans l'oreille interne,
ndlr) en sont un exemple. Cette méthode, si elle
active les cellules proches de l'implant,
offre pourtant un résultat très moyen. L’incapacité
à reconnaître les différents types de cellules en
serait la cause.
La cellule artificielle
est constituée d’électrodes insérées dans un plastique
conducteur. Ce nouveau type d’électrode est
capable de libérer avec précision les mêmes
neurotransmetteurs que ceux utilisés par les cellules
nerveuses pour communiquer entre elles. Les tests réalisés
sur des cochons d' inde
ont montré que l’électrode pouvait contrôler la
fonction auditive.
Pour le Dr Richter-Dahlfors, de l’Institut
Karolinska, "la possibilité d’administrer
la dose exacte de neurotransmetteurs ouvre de
nouvelles perspectives pour corriger les systèmes de
signalisation qui sont déficients dans plusieurs
maladies neurologiques."
Les chercheurs doivent désormais mettre au point un appareil
suffisamment petit pour être implanté dans le
corps. L’appareil pourra être programmé pour délivrer
les signaux de façon souple, selon les besoins du patient
et sans perturber son
fonctionnement physiologique. Cette nouvelle technologie
pourrait aider les personnes souffrant de la maladie
de Parkinson, d’épilepsie
ou de pertes d’audition.
Paru le
2009-08-09