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BUFFALO, N.Y.
– La maladie de Parkinson est une
affection neuro-dégénérative du
cerveau affectant le mouvement, la
parole, le comportement, la réflexion
et la perception, et pour laquelle il
n’existe pas de traitement connu.
Deux études de
l’University at Buffalo présentées
lors du congrès 2008 de l’American
Academy of Neurology à Chicago ont
apporté de nouvelles informations sur
le stade précoce du développement de
la maladie.
Les travaux sont le résultat d’un
projet commun entre des spécialistes de
l’imagerie médicale et de
neurobiologie de l’University at
Buffalo (UB), du Stavanger University
Hospital et de l’University of Bergen,
en Norvège.
Turi O. Dalaker, M.D., un étudiant en
thèse du Stavanger University Hospital,
est l’auteur principal des deux études
qui ont été conduites au Buffalo
Neuroimaging Analysis Center (BNAC). Le
BNAC, localisé au Kaleida Health's
Buffalo General Hospital, fait partie du
Jacobs Neurological Institute, le
Department of Neurology à la UB School
of Medicine and Biomedical Sciences.
Les symptômes de la maladie de
Parkinson (PD) résultent de la désintégration
de la matière ou substance blanche du
cerveau, correspondant au réseau de
neurones qui transportent les messages
vers les différentes régions cérébrales,
et la matière grise, à savoir les régions
du cerveau où ces messages sont reçus,
interprétés et les réponses exécutées.
En utilisant les technologies avancées
d’imagerie à résonance magnétique (MRI)
du Buffalo Neuroimaging Analysis Center
(BNAC), les chercheurs peuvent
identifier les régions du cerveau liées
à la maladie de Parkinson sur la base
d’images montrant le statut des deux
matières, la grise et la blanche.
Dans une étude d’évaluation de cas
contrôles, les chercheurs ont comparé
les profils MRI et les scores obtenus au
Mini-Mental State Examination (MMSE), un
test standard d’évaluation de
l’activité cérébrale, de 155
patients diagnostiqués pour une maladie
de Parkinson à une stade précoce, avec
ceux de 101 sujets normaux. Les résultats
ont été présentés le 17 Avril 2008.
Cette étude décrit l’une des
analyses à grande échelle portant sur
l’impact de l’atrophie globale, spécifique
et régionale du cerveau, et l’hyperintensité
de la matière blanche (WMH). La WMH
représente des zones malades de la matière
blanche communément identifiées dans
les profils IRM du cerveau des personnes
âgées.
Les résultats ont montré que chez les
patients atteints par la maladie de
Parkinson, les hyperintensités de la
matière blanche étaient
significativement associées à de
faibles scores au test mental :
plus il existe de zones d’hyperintensités,
et plus les scores au MMSE sont bas.
« La corrélation entre de fortes
hyperintensités de la matière blanche
et de faible scores au test MMSE dans la
PD apporte une possible explication aux
désordres cognitifs de la maladie de
Parkinson, » indique Dalaker.
La seconde étude s’est portée sur la
corrélation possible entre le déficit
cognitif léger, dans une maladie de
Parkinson au stade précoce, avec
l’atrophie d’une région spécifique
du cerveau. Les chercheurs se sont également
intéressés au lien possible entre le déficit
cognitif léger dans la PD et un haut
risque de développement de démence.
Les résultats ont été présentés le
16 Avril 2008.
En utilisant une procédure analytique
de MRI intitulée morphologie de vortex,
Dalaker et ses collègues ont analysé
les images MRI en haute résolution de
43 patients nouvellement diagnostiqués
pour une maladie de Parkinson, avec
celles de 31 individus contrôles de même
sexe.
Ils ont déterminé que les patients PD
atteints de déficit cognitif léger
avaient une tendance à une diminution
de la matière grise dans la zone
cingulaire, une région du cerveau
associée aux performances cognitives.
« Cette étude montre que
l’atrophie cingulaire est associée à
un déficit cognitif précoce dans la
maladie de Parkinson, » indique
Dalaker, « et elle pourrait servir
comme biomarqueurs pour identifier une
augmentation du risque de développement
de démence chez les patients atteints
de PD. »
Les sujets des deux études faisaient
partie du The Norwegian ParkWest project,
une étude prospective basée sur quatre
centres de cohorte longitudinale de
patients atteints de la maladie de
Parkinson du sud-ouest de la Norvège.
Le projet implique 256 patients PD à un
stade précoce de la maladie, le
personnel médical qui les suit et un
groupe contrôle de 205 individus de
sexe et d’âge en accord. Les
chercheurs prévoient de suivre cet échantillon
d’individus sur une période de 10 années.
Article écrit le 2008-05-23 par
© Copyright InformationHospitaliere.com
Source: University at Buffalo - "EurekAlert!,
a service of AAAS" -
InformationHospitaliere.com
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Washington 10 août 2008
Des scientifiques américains ont cultivé en
laboratoire de nouvelles lignées de cellules souches
humaines reproduisant des défauts génétiques
responsables de dix maladies incurables, comme la
maladie de Parkinson, selon une étude parue jeudi dans
la revue scientifique Cell.
Ces nouvelles lignées de cellules
souches ont pu être réalisées grâce à une nouvelle
technique: la conversion de cellules ordinaires de la
peau et de la moelle osseuse d'individus atteints de ces
maladies en cellules souches contenant la même erreur
génétique, expliquent les chercheurs.
"Cette technique pourrait accélérer les
recherches pour mettre au point des traitements
espèrent-ils".
<<La médecine cherche depuis longtemps un moyen
d'étudier les maladies dans une éprouvette et de
développer pour ce faire des cellules pouvant être
cultivées et prendre la forme de nombreux tissus
atteints, par exemple de différentes maladies du sang,
du cerveau et du muscle cardiaque>>, explique le
Dr George Daley du Howard Hughes Medical Institute au
Maryland, principal auteur de cette recherche.
Les animaux
<<Nous avons désormais le moyen
de faire exactement cela, en créant des cellules
pluripotentes de malades qui permettent du produire
différents tissus et de les faire croître
indéfiniment>>, poursuit-il.
<<Nous pouvons ainsi créer des modèles de
maladies avec des milliers de variations à l'aide de
techniques classiques de culture cellulaire>>,
ajoute le Dr Daley, qui a travaillé sur ce projet avec
des chercheurs de l'université Harvard.
Selon lui, ces cultures de cellules souches
reproduiront les maladies humaines plus fidèlement les
modèles animaux. Malgré la très grande similarité
génétique entre les humains et les souris, les
différences physiologiques affectent invariablement
l'évolution de la maladie chez les animaux.
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