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La recherche

 

 Des chercheurs produisent des neurones à partir de cellules du cerveau


STOCKHOLM (AFP) - Des chercheurs suédois sont parvenus, à partir de cellules souches cérébrales prélevées sur des adultes vivant, à créer de nouvelles cellules qui sont devenues fonctionnelles, suscitant l'espoir de pouvoir, à terme, traiter des affections lourdes comme les maladies de Parkinson et d'Alzheimer, a annoncé la presse suédoise.

 
Les cellules ont été prélevées par biopsie au cours d'interventions chirurgicales de routine destinées à évacuer l'eau présente dans le cerveau de patients atteints d'hydrocéphalie, a expliqué un chercheur du réputé Karolinska Institute de Stockholm au quotidien Svenska Dagbladet.
  A ces cellules, les chercheurs ont ajouté un agent capable de provoquer leur division, ce qui a abouti à la création de nouvelles cellules, parfaitement actives, selon les chercheurs.
 
<<Jusqu'à présent, nous avons réussi à produire plusieurs millions de nouvelles cellules à partir des cellules souches originelles, et environ un quart d'entre elles, sont devenues des neurones actifs>>, a précisé le principal responsable de ces travaux, le jeune chercheur Ulf Westerlund, qui soutenait sa thèse sur ce sujet la semaine dernière.
 
<<En leur adjoignant du glumate - un sel présent dans le système nerveux central où il sert de neuro-transmeteur - les nouvelles cellules se sont mises à communiquer entre elles>> a indiqué Ulf Westerlund.
 
<<Cela signifie que nous disposons de connexions synaptiques parfaites permettant aux cellules nerveuses (les neurones) d'être fonctionnelles>>, a-t-il ajouté.
 
Les cellules souches sont de très jeunes cellules qui se développent pour remplacer les cellules endommagées d'un organe ou d'un muscle. 
Les biologistes tentent depuis longtemps de remplacer les cellules mortes du cerveau par des cellules saines pour tenter d'inverser le processus de dégradation qui survient lors d'affection incurables comme la sclérose en plaque, la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson.
 

Journal de Montréal, le 28 juillet 2005

 Greffes de neurones

Les allogreffes intracérébrales de neurones fœtaux ont démontré leur valeur pour le traitement de la maladie de Parkinson chez la majorité des quelques centaines de patients qui en ont bénéficié au cours des 10 dernières années. D'autres greffes du même type sont actuellement à l'essai pour le traitement de la maladie de Huntington. Les neurones fœtaux s'intègrent dans le parenchyme nerveux du patient, acquièrent un phénotype adulte, remplacent anatomiquement et fonctionnellement des neurones perdus du fait de la maladie. Des améliorations cliniques notables peuvent être ainsi obtenues. La technique d'allogreffe pose toutefois un problème de logistique extrêmement difficile à résoudre car l'obtention et la préparation des tissus s'appuient sur une chaîne de compétences qu'il n'est pas aisé de réunir en dehors de centres très spécialisés. L'avenir de ces greffes dépend donc de la création de sources alternatives de tissu. Deux voies semblent aujourd'hui prometteuses, celle des xénogreffes (de neurones porcins) et celle des cellules souches embryonnaires humaines. Dans les deux cas, mais de façon fort différente, l'objectif est de mettre en place des banques dans lesquelles les neurochirurgiens pourraient venir puiser à la demande. Les obstacles qui se présentent sont différents mais des pistes susceptibles de les contourner sont actuellement explorées.

 Alzheimer, Parkinson, la piste des anti-cholestérol

20 aout 2007 

Selon un travail américain d’envergure, la simvastatine qui a inauguré voici plus de 20 ans une nouvelle génération de traitements contre l’excès de cholestérol, protégerait aussi… contre les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

Elle permettrait en effet de diminuer de près de 50% l’incidence de ces deux affections. 
Le Pr Benjamin Wolozin de l’Université de Boston, a travaillé à partir d’une base de données regroupant les informations médicales de plus de 4,5 millions d’Américains. En utilisant des modèles mathématiques, il a démontré la supériorité de la simvastatine sur deux autres statines, l’atorvastatine et la lovastatine, en prévention des maladies dites neurodégénératives. Seule ombre au tableau et elle est de taille, l’auteur n’avance aucune explication.
A suivre donc...

Source : BioMed Central, juillet 2007

Explication de la simvastatine

Le bon, le mauvais et… le traitement

[12 septembre 2002

« Le cholestérol est transporté dans le sang par des lipoprotéines. Il est entouré d’une fine peau où sont enchâssées des protéines à deux faces : Une qui aime l’eau tournée vers l’extérieur, et une qui aime le gras tournée vers l’intérieur ». Le Dr Pascale Benlian (CHU Saint Antoine de Paris) connaît vraiment bien le cholestérol… Et à ses yeux, même si elle est parfois décriée, « la notion de bon et de mauvais cholestérol est toujours valable. »

« Les lipoprotéines de LDL-cholestérol – le mauvais cholestérol – le transportent jusqu’aux cellules et déposent l’excédent sur la paroi des artères. Si au contraire le HDL-cholestérol est considéré comme un bon cholestérol, c’est parce qu’il ramène ces excédents vers le foie où ils sont dégradés. Car le foie est en même temps l’usine de production et le centre de retraitement du cholestérol. Et dès qu’il y a déséquilibre entre les deux types de cholestérol, celui-ci s’accumule dans les cellules et se comporte en toxique. »

Voilà pourquoi il est si important de réduire le LDL-cholestérol, et d’augmenter le HDL-cholestérol pour qu’il joue son rôle d’éboueur. Et ce type de traitement apporte un bénéfice même aux patients qui ont un taux de cholestérol normal, pour peu qu’ils aient un autre facteur de risque vasculaire. L’étude HPS, qui évaluait les effets de la simvastatine, vient d’être rendue publique aux Etats-Unis. Et elle a démontré de façon éclatante que la baisse du taux de cholestérol, quel qu’en soit le niveau initial, permettait de réduire le risque vasculaire.

Source : International Herald Tribune, 5 septembre 2002

 Développement des monoparticules

Deux écoles de pharmacie ( Texas et Kentucky) se sont associées pour développer des nanoparticules capables de passer la barrière hémato-cérébrale. Jusqu'à présent la plupart des médicaments susceptibles de traiter ou retarder les maladies neurodégénératives (MP, Alzheimer) doivent être injectées directement dans le cerveau. Ces nanoparticules feraient qu'un médicament pourrait être injecté dans le corps et passeraient la barrière hémato-cérébrale. Ces chercheurs collaborent avec des compagnies qui essayent de développer les médicaments qui pourraient alors agir là ou ils doivent.
Ils pensent que les essais cliniques pourraient commencer d'ici deux ans.

 La Serotonine

 
Texte original New Parkinson's Treatment (Ivanhoe Newswire)

Les patients atteints de la maladie de Parkinson souffrent de tremblements, de rigidité et de la circulation réduite.
Un médicament appelé L-Dopa est souvent prescrit et peut soulager ces symptômes. Le problème est, que la L-Dopa peut causer des effets secondaires importants qui ont fini par neutraliser son efficacité.
Une nouvelle étude révèle que la sérotonine pourrait être la réponse à ce problème avec L-Dopa. La sérotonine est un neurotransmetteur bien étudiés qui permet de régulariser l'humeur, l'appétit, le sommeil et la sexualité.
Les chercheurs de la Suède ont dit qu'il pourrait également jouer un rôle crucial dans la maladie de Parkinson. Les enquêteurs signalent que les effets secondaires d'un traitement de la L-Dopa peut être bloqué par la manipulation spécifique des récepteurs de la sérotonine. La recherche a été faite en utilisant
un modèle murin de la maladie.
Plus précisément, des scientifiques affirment que le récepteurs 1B de sérotonine joue un rôle dans  les effets secondaires de la L-Dopa. Ils affirment que leur recherche permet la justification scientifique pour le développement des médicaments qui agissent sur les récepteurs de la sérotonine 1B pour le traitement de la maladie de Parkinson avancée.

 

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