Une molécule minuscule joue un
rôle-clé pour déterminer la taille et la forme du
cerveau en développement, ce qui pourrait permettre un
jour de régénérer les cellules cérébrales détruites
par la maladie ou l'âge, selon une étude publiée
mardi.
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Ce gène
dit CPG15, et sa protéine de croissance,
pourraient potentiellement être utilisés dans
des thérapies de régénérescence des tissus
cérébraux endommagés ou détruits, a
expliqué Elly Nevidi, un des chercheurs à
l'origine de la découverte dont les résultats
sont publiés dans la revue Nature
Neuroscience.
Alors que les cellules souches régénèrent
les neurones - les cellules nerveuses - dans
seulement quelques régions du cerveau humain
adulte, les scientifiques
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pensent qu'une carence de ces cellules souches
expliquerait des problèmes de mémoire et d'autres
troubles cérébraux.
Elly Nedivi et ses collègues Fred et Carol
Middleton, professeurs au MIT (Massachussetts Institute
of Technology), à Cambridge, ont découvert que le
CPG15 et de nombreux autres gènes de plasticité sont
essentiels à la survie des cellules souche neuronales
dans les premiers stade de développement du cerveau.
Ces chercheurs ont isolé une forme de CPG15 qui
protège les neurones du cortex - siège des fonctions
cognitives et des sensations - contre l'apoptose, le
processus actif préprogrammé d'autodestruction
cellulaire.
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Une molécule pour prévenir,
ou tout du moins empêcher, l'évolution inéluctable
de la maladie de parkinson.
Maladie
de Parkinson : bientôt la phase IIb pour Faust
Pharma
Créée
à l'automne 2001 par deux chercheurs du CNRS, un
neurobiologiste et un chimiste de Gif-sur-Yvette,
qui avait l'idée de développer des médicaments
pour la neurologie, Faust Pharmaceuticals, qui
compte aujourd'hui 35 personnes, travaille sur les
maladies neurodégénératives et plus précisément
sur la maladie de Parkinson, la Sclérose Latérale
Amyotrophique (SLA) et la myopathie de Duchenne. La
principale molécule développée par cette
entreprise entrera prochainement dans la phase IIb
des essais cliniques. Pascal Neuville, directeur
scientifique, dresse un premier bilan et trace
quelques perspectives. Propos recueillis par
Jean-François Desessard.
BE France - A quel niveau de développement en sont
vos travaux ?
Pascal Neuville - Concernant notre principale molécule
destinée au traitement de la maladie de Parkinson
et de la SLA, nous venons de terminer les essais
cliniques de phase IIa et devrions entamer la phase
IIb début 2007. Nous avons pu observer les premiers
signaux d'efficacité de cette molécule au sein
d'une petite population et démontrer qu'elle est
bien tolérée par les patients. Au cours des
prochains essais, il s'agira de prouver l'efficacité
de notre molécule sur une population de patients
plus large. J'ajoute que dans le cas de ces deux
maladies, notre approche est totalement différente
de celle de nos concurrents puisqu'elle vise à la
fois à traiter les symptômes et à prévenir, ou
tout du moins empêcher, l'évolution inéluctable
de la maladie en modifiant son cours. Concernant la
myopathie de Duchenne, où là encore nous sommes
une des rares équipes dans le monde à avoir opté
pour une approche pharmacologique, la plupart des
chercheurs privilégiant la thérapie génique, nous
disposons d'une molécule qui va être testée
directement en clinique chez les patients dès la
fin de cette année, sans passer par une phase I
chez les volontaires sains.

BE France - A
quel horizon envisagez-vous l'arrivée sur le marché des
premiers
médicaments ?
Pascal Neuville - La mise sur le marché n'est pas forcément
notre objectif pour toutes les indications. Pour certaines
comme la maladie de Parkinson ou la SLA, nous envisageons
un transfert technologique juste après les essais
cliniques de phase IIb et avant la mi-2008 vers un
laboratoire pharmaceutique ou une importante société du
secteur des biotechnologies, tout en conservant soit des
droits territoriaux, géographiques ou de marketing, ainsi
que des droits financiers sur la poursuite du développement
du produit. En revanche, pour la myopathie de Duchenne qui
reste une indication de niche, nous pourrions nous-mêmes
aller sur le marché, à un horizon toutefois plus éloigné
situé entre 2011 et 2013.
BE France - Quelle est la prochaine étape dans le développement
de l'entreprise ?
Pascal Neuville - Faust Pharma est financée
majoritairement, voire presque exclusivement, par du
capital-risque puisque nous avons procédé à deux tours
de table financiers depuis sa création, auquel ont
participé la majorité des investisseurs français. Néanmoins,
nous essayons de trouver des financements annexes via des
organismes comme Oséo qui nous a apporté une aide
importante pour nos travaux sur la maladie de Parkinson et
la SLA, ou des fondations, comme c'est le cas pour la
myopathie de Duchenne. Aujourd'hui, nous avons lancé un
troisième tour de table, que nous souhaitons plus européen,
voire transatlantique, avec l'arrivée éventuelle d'un
investisseur américain, le gros du marché que nous
visons se situant sur le continent nord-américain. D'ores
et déjà nos investisseurs actuels nous ont accordé le
tiers de ce financement à venir, soit 8,2 millions d'euros,
ce qui représente un gage de confiance énorme pour
l'entreprise. Ce troisième tour de table financier qui
devrait conduire à une introduction en bourse à la rentrée
2008 constitue donc une étape cruciale pour Faust Pharma.
Rédacteur
: ADIT - Jean-François Desessard
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La
recherche menée en milieu hospitalier
renforce ses liens avec le monde de la
recherche universitaire. L'objectif est
de travailler ensemble.
Le
ministère de la Recherche vient
d'annoncer les premiers vainqueurs de
l'appel d'offres lancé en novembre 2006
pour constituer des centres thématiques
de recherche et de soins (CTRS). Les
huit projets primés tablent sur la
constitution de réseaux d'excellence
démultipliant l'effort de recherche
hexagonal dans des disciplines jugées
stratégiques pour le pays. Ils vont se
partager une quarantaine de millions
d'euros qui financeront une partie du
budget. L'objectif est de faire
travailler ensemble des médecins et des
chercheurs spécialisés. « Cette
recherche translationnelle est assez
difficile à organiser, mais elle apporte
des résultats importants pour les
malades », remarque Jean-François
Bach, secrétaire perpétuel de l'Académie
des sciences.
C'est le cas du pôle consacré à la lutte
contre un ennemi qui n'a jamais désarmé
: les maladies infectieuses. « Elles
sont responsables d'un tiers des morts
dans le monde et à l'origine d'un quart
des cancers », rappelle le
professeur Didier Raoult, coordinateur
de ce réseau construit sur des équipes
de Marseille, Nice et Montpellier et
baptisé « Infectiopôle Sud ». Le
diagnostic rapide, la lutte contre les
infections et la contagion font partie
des priorités. Des thèmes d'autant plus
importants que le réchauffement
climatique entraîne une remontée vers le
Nord des insectes vecteurs
(essentiellement les moustiques). Il est
notamment prévu de constituer une
collection de pathogènes et de mettre en
place des systèmes de surveillance
semblables à ceux existant aux
Etats-Unis. Le pôle construira à
Marseille un bâtiment spécifique
comprenant un service de 30 lits en
condition d'isolement bactériologique
(de type P3).
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